Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Poursuite de la colonisation sioniste

La colonisation a avalé les terres d'al-Khalil et le mur a réduit la ville à des morceaux coupés isolés de la Cisjordanie

Au moment où les forces sionistes lancent leurs attaques criminelles et barbares contre les peuples libanais et palestinien, parce qu'ils ont décidé de résister, voici deux articles pour illustrer que les négociations, les plans de paix concoctés par les amis des sionistes ne servent qu'à leur laisser le temps de poursuivre leurs crimes.

Dès le début de l'occupation sioniste de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, en juin 1967, et jusqu'à présent, la superficie de la province d'al-Khalil n'a cessé de se restreindre pour devenir la moitié de ce qu'elle était avant 1948. La province a perdu plus de 50% de la superficie de ses terres considérées comme les plus larges de la Cisjordanie, du fait du vol et de l'accaparement des terres par la colonisation sioniste.

Le rapport préparé par le centre de recherches sur les terres d'al-Khalil précise que la superficie des terres était, avant la Nakba, en 1948 de 2076 km2, et aujourd'hui, la superficie n'est que de 1060 km2, ce qui signifie que la province d'al-Khalil a perdu plus de 51% de ses terres d'origine, ce qui a pour conséquence d'accentuer les difficultés des habitants pour se loger, avec l'augmentation du nombre de la population qui selon l'appareil central des statistiques palestinien, est d'environ un demi-million de personnes, et une densité atteignant 500 personnes au km2. La ville d'al-Khalil se trouve sur une colline traversée par des vallées, à 940 mètres au-dessus de la mer. Une voie principale la relie à la ville de Bethlehem, al-Quds, et des routes régionales la relie aux villes et villages de la province. Les sources d'eau sont nombreuses, et notamment dans la région entourant la ville, les plus importantes étant les sources d'al-Fawwar, dont les eaux coulent dans des canaux pour alimenter la ville. De plus, les habitants de la ville recueillent l'eau de pluie dans des puits et des citernes.

La ville d'al-Khalil est connue depuis très longtemps pour être entourée de tous côtés par de riches terres agricoles. Elle est réputée pour son raisin, ses figues, ses amendes, abricots et olives, tout comme elle cultive les graines. Au niveau de l'industrie, la ville d'al-Khalil est connue pour son artisanat : les chaussures, la fabrication du savon, la tannerie, la filature mais aussi les industries métallurgiques et alimentaires.

La province d'al-Khalil a perdu de larges superficies des terres, volées par les colonies sionistes. De vastes terrains ont été annexés au-delà de la ligne verte, dans la Palestine occupée en 1948. Et aujourd'hui, al-Khalil est en train de perdre de larges terrains qui sont avalés par le mur de séparation que les occupants construisent sur les terres palestiniennes en Cisjordanie. Dans la province d'al-Khalil, le mur est long de 125,5 km. Selon le rapport, le mur de l'annexion commence à partir de la colonie Gush Atzion et finit dans la région des Bédouins d'al-Hazalin, à l'est de la ville d'la-Khalil, indiquant que 109 km ont déjà été érigés, et il est encore prévu de poursuivre entre Gush Atzion et Jabaa, soit 16 kms.

Le rapport considère que la superficie sur laquelle le mur de la séparation est érigé est de 12,5 km2, et la région annexée se trouvant derrière le mur est de 41,4 km2, ce qui représente 3;9% de la superficie totale de la province d'al-Khalil. La région démolie pour la construction de ce mur est de 53,9 km2 (soit 5% de la superficie totale). Et selon la carte militaire de l'occupant, datée du 30 avril 2006, le bourg de Jabaa situé à l'extrême point occidental de la province d'al-Khalil se trouve de l'autre côté du mur, avec sa population estimée à 1000 personnes. Le rapport précise que le but principal du mur de la séparation dans la province d'al-Khalil est de rapprocher les colonies l'une de l'autre, en formant des poches géographiques isolées, des ghettos, notamment à l'ouest de la province qui comprend les colonies de Tilim, Nigohot, Ashkelot. Il vise aussi, dans la partie sud de la province, à relier la colonie Unta'il avec les blos de colonies installés dans le sud du bourg de Yata. Le tracé du mur indique aussi qu'il vise à rapprocher les colonies installées dans les réduits palestiniens, qui se trouvent au sud de Yata, avec les colonies de Kiriat Arbaa, Kharsina et les quatre autres points de colonisation dans la vieille ville d'al-Khalil. Il en est également de même pour la colonie de Bini Haniver (Maale Haniver) construie au sud du bourg de Bani Na'im, à l'est d'al-Khalil. Ainsi, il est prévu que trente colonies et bases sionistes soient érigées à l'ouest et au sud de la province.

Isolement de la ville d'al-Khalil

Le rapport indique que le mur vise à isoler la province d'al-Khalil des autres provinces de la Cisjordanie, mais aussi de couper les moyens de communication à l'intérieur même de la province, entre ses parties, en séparant entre les villages et les centres urbains, qui rassemblent les services sociaux et généraux, et pour empêcher toute possibilité d'extension de la province.

Les précédents objectifs de la construction du mur étaient de s'emparer de toutes les ressources naturelles de la Palestine, l'eau, le gaz, la pierre naturelle, etc.. car plusieurs sources sont actuellement situées au-delà du mur. De même, la main d'oeuvre palestinienne est empêchée de se rendre à son travail, dans les territoires occupés en 48. Des actes de violence et d'expulsion sont entrepris contre les Palestiniens qui se sont retrouvés vivant près du mur, leurs terres ont été confisquées, alors qu'elles étaient leur principale source de vie. Ce qui a eu pour conséquence l'accentuation de la pauvreté, du chômage, la détérioration du niveau de vie et de l'économie nationale palestinienne. Le rapport indique la construction d'un mur supplémentaire dont l'armée sioniste a publié le tracé en octobre 2003, qui sert à maintenir les colonies dans le sud de la ville d'al-Khalil et les relier par les routes 60 et 317, inaccessibles aux Palestiniens.

Trois ordres militaires ont été publiés au mois de décembre 2005 concernant les voies de passage nécessaires pour les routes situées sur les lignes 317, 325 et 60, qui passent par la colonie Karmal pour rejoindre dix villages dans le sud de la province. Selon les dispositions de ces ordres, le barrage d'al-Kharsani s'agrandit par la construction de trois à quatre mètres sur la route, et le barrage aura une hauteur de 1,80. Ce barrage s'étend le long du côté sud des routes latérales 317, 60 et 326. Ces ordres visent à séparer et isoler encore plus les villages les uns des autres, afin de faciliter le vol des terres.

Le rapport indique que toutes les mesures prises par l'occupant visent à protéger les colons et les colonies, qui sont dans la province, pour leur permettre de circuler librement entre les colonies et vers les terres occupées en 48, sur les routes 317 et 60. Le rapport prévoit des conséquences dramatiques pour la population à cause de ce nouveau barrage, qui vise à s'emparer de 80.000 dunums, soit 7;5% des terres de la province, la plupart étant des terres de pâturage et des terres agricoles. Il aura des conséquences dramatiques sur 22 localités, dont al-Ramadin, al-Frayjat, au sud-ouest de la Cisjordanie et plus de 8000 Palestiniens seront suspendus entre le barrage et le mur de la séparation.

Le rassemblement des institutions civiles de protection des droits des Qudsites : Rapport sur les violations sionistes à l'intérieur de la ville d'al-Quds depuis le début de 2006

Le rassemblement des institutions civiles pour la protection des droits des Palestiniens d'al-Quds a récemment établi une liste des violations sionistes à l'intérieur de la ville d'al-Quds, basé sur les témoignages directs et les études menées par l'unité de recherche dépendante du rassemblement. Il a établi les violations suivantes :
- Le décès d'un citoyen, par suite de coups.
- Plusieurs citoyens blessés aux barrages par des tirs.
- Des citoyens d'al-Quds harcelés et frappés par divers appareils.
- 19 maisons détruites et 147 citoyens mis à la rue.
- Imposition d'amendes sous prétexte de non autorisation de construction.
- Confiscation de terres dans le quartier Ras Khamis.
- Accélération de la construction du mur de la séparation.
- Accentuation des mesures répressives sur les barrages en compliquant le passage des citoyens avec 30 jours de fermeture complète des barrages.
- Interdiction d'accéder aux lieux de culte.
- Restriction des mouvements des candidats aux élections législatives palestiniennes.
- La représentation politique dans al-Quds mise en difficulté avec l'arrestation des membres du gouvernement palestinien et du conseil législatif.

Le gouvernement sioniste a poursuivi plusieurs pratiques répressives et racistes en direction de la population palestinienne d'al-Quds, qui sont des violations quotidiennes des droits de l'homme palestinien dans la ville d'al-Quds. Dès le début de l'année 2006, ces violations se sont accélérées avec la construction du mur dans la province d'al-Quds, par la transformation du passage militaire de Qalandia en une voie de passage international. Les citoyens d'al-Quds ont souffert des fermetures répétées qui ont accompagné la construction du mur, que ce soit dans la zone d'al-Barid, d'al-Ram au nord de la ville ou dans la zone d'al-Azariya ou Abu Dis, ou par l'isolement du camp de Sheefat et le quartier de Ras Khamis, où le premier ministre Olmert a ordonné de fermer toutes les issues dans le mur dans la région d'al-Quds, par des barbelés provisoires en attendant la construction en béton.

Les violations les plus graves ont été commises à l'encontre de quatre citoyens d'al-Quds, du mouvement Hamas. Il s'agit d'une des mesures israéliennes contre la représentativité politique palestinienne dans la ville d'al-Quds, depuis le début de la préparation des élections législatives, jusqu'à présent. Cette répression officielle sioniste vise la judaïsation de la ville en terrorisant la population et l'empêchant de participer à la vie politique palestinienne.

Israël a essayé d'empêcher le bon déroulement de ces élections et essaie d'empêcher l'action des membres du conseil législatif.

Les pratiques sionistes aux barrages ont abouti à la mort d'un citoyen palestinien et cinq autres ont été gravement blessés. 13 autres citoyens ont été durement frappés à diverses occasions. Dans le cadre de l'exécution de la politique de nettoyage ethnique, 19 maisons ont été détruites entièrement et une maison a été partiellement détruite. De lourdes amendes ont été imposées à cinq citoyens sous le prétexte qu'ils n'ont pas obtenu d'autorisation pour construire. 5 maisons ont été confisquées dans le quartier de Silwan, deux dans le quartier Tur, dans la ville d'al-Quds, par des groupes de colons. Trente dunums ont été confisqués dans le quartier Ras Khamis, et dans le cadre des fermetures et du blocus, le nombre de jours au cours desquels les issues de la ville ont été fermées s'élève à 30 dans un délai de 6 mois. Le nombre de fois où les citoyens de la ville n'ont pu arriver aux lieux de culte est de 11 fois. Les barrages "volants" ou provisoires se sont élevés à 23, empêchant la population d'al-Quds d'en sortir et d'y entrer. Le nombre de fois où les activités des députés et membres du gouvernement ont été empêché d'agir est de 12, sept responsables palestiniens en furent les victimes.

1 - Agressions sur la vie des citoyens :

Le citoyen Shehade Ahmad Shehade Khanafisa, 53 ans, de Abu Dis, a été la victime de pratiques inhumaines de l'occupant sioniste, sur les barrages et portes militaires entourant la ville d'al-Quds. Le mardi 23 mai dernier, Shehade a été empêché de passer au barrage militaire de Sheikh Saad, au sud-est de la ville, il a été agressé, puis empêché de se rendre à l'hôpital pour se faire soigner. Il est immédiatement décédé.

La famille du martyr Shehade a expliqué qu'il souffrait de plusieurs maladies et qu'il avait subi une intervention chirurgicale au mois de mars dernier. Il devait entrer régulièrement en consultation à l'hôpital, qui a demandé au citoyen Shehade un laisser-passer des autorités militaires, mais celui-ci fut refusé, ce qui a contraint Shehade à contourner par les barrages pour arriver à l'hôpital, comme d'ailleurs plusieurs malades vivant dans Abu Dis, Sawahira et sheikh Saad, après la construction du mur, isolant ces bourgs de leur environnement palestinien.

Les membres de la famille de Shehade ont rapporté que les soldats de l'occupation se trouvant sur le barrage de Sheikh Saad l'ont empêché de poursuivre sa route vers l'hôpital. Au lieu de le laisser passer, après qu'il ait expliqué aux soldats qu'il se rendait à l'hôpital, ces derniers l'ont poussé et brutalisé, conduisant à sa mort immédiate. Le rapport médical établi après son décès indique des coups.

2 - Destruction des maisons

Le mardi 20 juin 2006, les forces de l'occupation représentées par les garde-frontières de l'armée, la police et les représentants de la municipalité sioniste sont arrivés au quartier Um Touba dans la partie est de la ville d'al-Quds. Ils ont encerclé la maison de Khalil Abu Tir, ont obligé la famille, la femme et les enfants, à quitter la maison. Puis le bulldozer a tout détruit. La maison était d'un seul étage, sur une surface de 70 m2.

Le 22 mars 2006, les bulldozers de la municipalité sioniste ont détruit une maison dans le quartier de Ayn Juwayze, près du village de Walja, d'une surface de 110m2, appartenant à Khadr Mahmoud Rabah, et où vivait sa famille composée de dix membres, dont trois enfants. La maison avait été construite en 1995. Mahmoud Rabah a déclaré que la municipalité sioniste avait apposé un ordre de démolition sur les murs de la maison. Il s'était rendu au tribunal, mais il a reçu une amende de 7200 shekels, et un délai de deux ans pour obtenir une autorisation de construction. Le 22 mars, à 8h du matin, les forces de l'occupation ont fermé toutes les issues, empêchant les habitants de se rendre ou de sortir d'al-Walja. A l'instant même où le bulldozer commençait sa destruction, l'avocat avait obtenu un délai et une amende de 80.000 shekels. Mais au cas où la somme n'était pas disponible, la maison serait détruite immédiatement. C'est ce qui s'est fait.

Le même jour, les bulldozers de la municipalité sioniste a détruit la maison de la famille de Mustafa Khalil Au Tin, 45 ans, maison dont la surface était de 70m2, et qui abriait 8 personnes, dont quatre enfants. La maison avait été construite en 1997.

le 14 février 2006, à 8h du matin, les forces de l'occupation sioniste ont pénétré dans le bourg de Sawahira, au sud est de la ville d'al-Quds, accompagnées de plusieurs jeeps militaires et un bulldozer. Elles ont encerclé la maison de la famille de Farid Muhammad Sami Abu Dab'at, obligé la famille à quitter la maison avant que le bulldozer ne détruise tout. La maison était composée d'un étage sur une surface de 200m2. La famille était composée de 7 personnes.

Le 14 février 2006, une force sembable a pénétré dans Jabal al-Mukabbir, a encerclé la maison de la famille de Nassim Siyam, dans le quartier al-Farouk, et le bulldozer a tout détruit. Il avait pour surface 65m2.

le 16 janvier 2006, à 7 heures du matin, les forces sionistes de l'occupation, police et garde-frontères, accompagnés par un bulldozer et des fonctinnaires de la municipalité sioniste, ont investi le quartier Ashqariya dans la banlieue de Beit Hanina, au nord de la ville d'al-Quds et se sont dirigés vers la maison de Zakariya Muhammad Hajij. Ils lui demandent de sortir de sa maison, et lorsqu'ils ont commencé à ranger les affaires pour les sauver de la destruction, les forces sionistes les ont attaqués et éloigné de la maison. Le bulldozer a détruit une maison de 120 m2, habitée par 6 personnes.

Le 16 janvier 2006, une force semblable a encerclé, dans la région de Ayn Lawzé, dans la ville de Silwan, au sud d'al-Quds, une maison appartenant à la famille de Ahmad Abdel Raziq Siyam, ont obligé la famille à quitter la maison que le bulldozer a aussitôt détruit. La maison étant d'une surface de 60m2, habitée par sept personnes.

Le 4 janvier 2006, les forces de l'occupation sioniste ont détruit la maison appartenant à la famille de Halima Abu Rizq, du village Walja, au sud d'al-Quds, constitué d'un seul étage et du rez-de-chaussée. Cette maison abritait Halima, son mari malade, et la famille de leur fils Ali, ainsi que la famille de leur fils Salim. La famille entière fut abandonnée sans aucun autre toit.

Cette destruction fait partie de la politique de judaïsation de la ville et de l'annexion des terres appartenant au village Walja.

Le 3 janvier 2006, d'importantes forces sionistes (armée, policiers, renseignements, cavaliers) ont encerclé Beit Hanina. Elles se sont acharnées à détruire trois étages d'un immeuble que construit Usama Abu Khalaf. L'immeuble était en construction. Tous les ouvriers du bâtiment qui travaillaient ont été arrêtés. Un bulldozer Capterpillar a détruit trois étages comprenant 8 appartements achetés par plusieurs familles d'al-Quds pour y habiter. Un des propriétaires de l'immeuble a déclaré qu'ils ont obtenu une autorisation pour la construction des deux premiers étages et qu'ils ont présenté une demande pour les autres, il y a plus de 20 mois. Un mois auparavant, nous avons reçu l'ordre d'arrêter la construction.

Source : Nida' al-Quds