Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Premières poursuites judiciaires contre des soldats israéliens en Espagne

Nous sommes heureux d'annoncer que l'Espagne a rejoint les pays où des poursuites judiciaires ont été engagées contre les militaires israéliens, comme la Grande-Bretagne, la Suisse, la Hollande, les Etats-Unis ou la Nouvelle Zelande. Et nous espérons que justice sera rendue aux victimes", indique le Centre palestinien des droits de l'Homme (PCHR dans un communiqué du 26 juin, que nous venons de traduire.

"Six survivants, avec les parents des victimes des bombes larguées sur Gaza par l'Armée israélienne le 22 juillet 2002, intenteront des poursuites devant l'Audiencia Nacional (Tribunal National). Bien que ce ne soit pas la première fois que des gens demandent à ce Tribunal de travailler sur les crimes contre l'humanité, c'est la première fois que les victimes d'une attaque israélienne ciblée dans les territoires palestiniens ont saisi la Cour d'eux-mêmes.

Cette action en justice, qui prend 35 pages, explique dans le détail pourquoi ces évènements doivent être considérés comme des crimes de guerre soumis à la juridiction universelle : cette attaque était disproportionnée.

Une seule cible : quinze victimes.

Vers minuit, un avion de guerre israélien a largué une bombe d'une tonne au dessus du quartier Al Daraj à Gaza. La cible était Salah Shehadeh, un dirigeant du Hamas. La bombe a détruit sa maison et sept autres maisons, en même temps ; trente autres personnes ont été touchées, quinze sont mortes et cent cinquante autres ont été blessées à des degrés divers.

Cette action en justice vise le ministre israélien de la défense, Benjamin Ben Eliezer ainsi que six personnes sous son commandement.

Un tribunal israélien a déclaré aux victimes que l'attaque était tout à fait proportionnée. Pourtant, la communauté internationale l'a considérée comme illégale et disproportionnée, surtout si l'on tient compte de l'extrême sophistication de la technologie militaire d'Israël.

Antonio Segura, Gonzalo Boye, Raul Maillo, Juan Moreno, avocats, ont une longue expérience des poursuites ayant trait au droit international et aux droits de l'Homme. Ces avocats sont bien connus en Espagne, en raison de leur combat pour les droits de l'homme dans les Juridictions Universelles. Leur procès le plus connu fut celui de Pinochet qui s'est tenu en Grande Bretagne pendant plus d'un an. Ils ont aussi représenté les victimes de la torture au Guatemala : l'affaire de Jose Couso, le cameraman espagnol qui a été tué par des soldats américains à Bagdad, et bien d'autres comme l'affaire de Scilingo ou l'attentat à la bombe à Madrid de l'autoroute 11. Leur engagement avec les victimes du monde entier les a rendus très populaires auprès des associations de droits de l'homme et de solidarité.

Conjointement avec Le Centre Palestinien des Droits de l'Homme et au nom de son directeur Raji Sourani, ces poursuites sont les premières en Espagne et plusieurs associations des droits de l'homme travaillent en commun avec ce groupe d'avocats depuis maintenant plus de deux ans.

Après une longue attente, le 24 juin ils étaient de l'Audiencia Nacional (Tribunal National) et nous nous attendons à ce que justice et compensations morales soient reconnues aux victimes, tandis que les coupables de tels crimes seront présentés à la justice. La société civile espagnole (avec des groupes comme Le Comité de solidarité à la cause arabe, et l'Association d'Al Quds [i.e : Jerusalem) de solidarité avec les peuples des pays arabes et beaucoup d'autres) conjointement avec d'autres associations à travers le monde, travaillent pour que justice soit rendue en Palestine, alors que dans le même temps, les gouvernements s'exonèrent de leurs obligations et agissent sans morale ni politique, cherchant seulement à compenser de temps à autre économiquement les Palestiniens, sans nulle considération pour leur engagement politique et international."

PCHR

26 juin 2008

Pour plus d'information : pchr@pchrgaza.org et http://www.pchrgaza.org

(Traduit par Carole SANDREL)