Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Réfugiés palestiniens et droit au retour

Message de Hussam Khadr, député palestinien prisonnier

Le congrès populaire pour le droit au retour s'est tenu à l'Université d'al-Najah à Naplouse pour affirmer que le retour des réfugiés palestiniens sur leurs terres et dans leurs maisons est inéluctable.

http://www.hussamkhader.org/

27 avril 2005 ""Le député prisonnier Hussam Khadr lance un appel à l'occasion de la commémoration de la Nakba""

""Le droit au retour est la constante la plus importante de nos constantes palestiniennes""

Le député prisonnier Hussam Khadr, président du comité de défense des droits des réfugiés palestiniens, a lancé un appel, de la prison de Haddarim, demandant d'agir efficacement pour que les activités et actions prévues pour la 57 ème commémoration de la Nakba, cette année, soient couronnées de réussite. Il a été prévu, de célébrer le 15 mai prochain, la commémoration dans plusieurs capitales et villes dans le monde, là où se trouvent les masses palestiniennes, et notamment à Ramallah, en Galilée, à Beyrouth, à Gaza, à Londres, Paris, New York et Toronto. le député Hussam Khadr a affirmé que la commémoration de la Nakba en cette année revêt une importance particulière qui exige de tous, partis, mouvements, syndicats, institutions, assemblées, comités et forces nationales et islamiques, de se regrouper et de coordonner au niveau le plus élevé pour adresser plusieurs lettres importantes à cette occasion.

Le député Hussam Khadr a précisé que la première lettre doit être adressée à l'occupation israélienne, le contenu étant qu'il y a un peuple palestinien qui est toujours là, conscient de ses droits historiques, juridiques et humains, et ce peuple, malgré les souffrances et l'état de dispersion, bien qu'il soit écarté et sanctionné, est un peuple vivant, attaché au choix du retour à ses terres et maisons qui est une question de survie pour lui. Le député Hussam Khadr a affirmé qu'Israël a été fondé sur les ruines d'un autre peuple qui est toujours là et qui exige le retour, "malgré le déni de nos droits en tant que palestiniens et en tant que réfugiés, par la partie israélienne et par la communauté internationale".

Khadr a affirmé que la seconde lettre dont le ton doit être très ferme et sans concession aucune doit être adressée à ceux qui prônent l'abandon du droit au retour, parmi les Palestiniens, leur disant qu'un peuple conscient ne permettra pas que ces propositions passent, et que ces projets qui voient le jour appelés "solutions créatives" ne sont en réalité qu'une créativité illustrant la faiblesse et le recul des auteurs de ces idées.

Quant à la troisième lettre, le député Hussam Khadr a affirmé qu'elle doit être adressée "à notre peuple exilé et réfugié, ainsi qu'à ses mouvements qui ont pris de l'essor et qui grandissent, grâce à la formation d'institutions, d'associations et de comités de défense de ses droits nationaux, qui ont permis à ce que le discours du retour soit quotidien et présent dans les programmes de l'action politique palestinienne, arabe, régionale et internationale". Il a appelé le peuple palestinien et l'OLP, ainsi que l'Autorité Palestinienne et toutes les forces vives de notre peuple à s'attacher fermement aux droits palestiniens et notamment aux droits des réfugiés et à adopter une politique de négociation capable de résister face aux fausses prétentions israéliennes.

Il a finalement affirmé que le droit au retour est la constante la plus importante de nos constantes palestiniennes.

""Réfugiés palestiniens : 70% de notre peuple est réfugié : il réclame son retour""

www.arabs48.com 27 avril 2005

Des personnalités palestiniennes ont affirmé la nécessité de protéger le droit des réfugiés palestiniens à retourner dans leur pays et le refus de le supprimer dans le cadre des changements internationaux et régionaux actuels. Cette affirmation fut la conclusion du congrès populaire pour la défense du droit au retour organisé par le comité populaire pour la défense du droit au retour en collaboration avec le programme universitaire sur l'émigration forcée de l'Université nationale an-Najah.

Dr Rami al-Hamdullilah, président de l'Université, a affirmé que la question des réfugiés et notamment la question du retour de ceux qui ont été chassés de leurs terres et de leurs maisons en 1948, et ce qui s'est ensuite passé en 1967, sont considérées comme les bases et les constantes essentielles de la phase de la lutte palestinienne, et que l'Autorité Palestinienne, malgré toutes les difficultés et les pressions, les a considérées jusqu'à présent comme les questions prioritaires pour elle.

Tayseer Nasrallah, coordinateur du comité populaire pour la défense de droit au retour, "A'idun", a affirmé que le congrès a déclaré que le peuple palestinien est passé d'une attitude de réaction à celle de l'action réelle. "Nous sommes une partie du mouvement du retour, qui commence à prendre de l'essor de façon indescriptible. Ce congrès n'est qu'une partie d'un long travail sans relâche, d'un effort continu et organisé, de plusieurs organisations, de comités et d'institutions, de forces dans la province de Naplouse, qui croient et défendent les droits des réfugiés, en tant que droits sacrés. Nous ne pouvons y faire des concessions et ces droits ne sont pas supprimés avec l'ancienneté". Il a ajouté que les dernières années ont été le théâtre d'une prise de conscience et de regroupement jamais réalisés jusqu'à présent, autour du droit au retour. Plusieurs organismes ont vu le jour, comme le rassemblement palestinien pour le droit au retour, la confédération européenne pour la défense du droit au retour et divers comités se développent et se multiplient en tous lieux où se trouve le peuple palestinien, sur la terre de Palestine ou en exil. Ceci montre la conscience et la force du lien qui unit le Palestinien à sa terre." Il a ajouté que ce "lien a trait à ce qui est culturel, social, religieux, politique, mais aussi à toute l'existence palestinienne". Tayseer Nasrallah a ensuite vivement critiqué le document de Genève affirmant que le droit au retour est non négociable, et appelant l'Autorité Palestinienne à rester attachée ce droit.

Dr. Yousef Abdel-Haq, conférencier à l'université an-Najah, et membre de "A'idun", a transmis le message de Salman Abu Setta, l'écrivain et chercheur palestinien exilé, qui a critiqué "ceux qui essaient de supprimer le droit au retour sous prétexte de réalisme", en se demandant "pourquoi les réfugiés de Bosnie, d'Albanie, de Georgie, d'Afghanistan, d'Irak, ont pu retourner alors que le retour des réfugiés palestiniens est considéré comme irréaliste ?"

Il a ensuite lu un message du député prisonnier, Hussam Khadr, qui affirme que le peuple palestinien est attaché au droit au retour.

Dans son allocution sur "le droit au retour et les projets de règlements politiques", dr. Abdallah Hourani, coordinateur du rassemblement populaire pour la défense du droit au retour, a mis en garde les politiciens palestiniens contre l'adoption d'alternatives au droit au retour pour régler la question des réfugiés, disant que "cela a fait croire au monde et à Israël que les Palestiniens sont prêts à faire des concessions sur la question du retour" et indiquant que ce droit est devenu imprécis et reste incompris pour le citoyen arabe car il a disparu du discours officiel palestinien.

Dr. Nayef al-Jarrar, le conseiller du conseil national palstinien, a déclaré que les caractéristiques de la politique israélienne les plus importantes restent de transformer le peuple palestinien en minorité sur sa propre terre, afin de faciliter la domination israélienne sur les Palestiniens, et l'occupation a intentionnellement commis des massacres pour vider le pays de sa population.

De son côté, dr. Muhammad Jaradat, coordinateur du rassemblement palestinien des comités de défense du droit au retour, a affirmé que les institutions de défense des réfugiés ne représentent pas des partis politiques. Dans sa conférence sur "le rôle des mouvements de défense du droit au retour dans la phase politique actuelle", il a déclaré que les réfugiés ne sont pas une frange isolée ni séparée du mouvement politique de la société palestinienne, pour qu'ils forment un parti politique spécifique, en mettant en garde contre l'introduction de termes ayant trait à des solutions alternatives dans la mentalité de la société palestinienne et les sociétés arabes, avec les nombreuses initiatives proposées.

La seconde séance du congrès, dirigée par Ghada Abdel Hadi, présidente de l'association Hawa pour la culture et les arts, a discuté de l'attitude des forces politiques palestiniennes à propos du droit au retour.

Jamal Zahalka, député palestinien au parlement israélien, a présenté sa contribution sur la réalité palestinienne à l'intérieur de la ligne verte, après 57 ans de Nakba, où il a affirmé que les citoyens arabes ont payé le prix de l'instauration d'un Etat juif démocratique qui ne peut être réalisé qu'avec une majorité juive, ce qui a poussé les sionistes à envisager l'expulsion. Il a ajouté que les Palestiniens de l'Intérieur luttent pour la survie contre les autorités israéliennes, en s'appuyant sur un terrain ferme, celui de rester attachés à leurs droits sur leur terre, tout en demandant à la direction palestinienne de ne pas parler en leur nom si elle envisage de faire des concessions.

De son côté, le dirigeant du mouvement de la résistance islamique, Hamas, Sheikh Hassan Youssef, a déclaré qu'il y a actuellement 6 millions de Palestiniens réfugiés qui attendent l'application du droit au retour. Il a ajouté que ces réfugiés représentent plus de 70% du peuple palestinien, et que plus de 25% des habitants de la Cisjordanie et 70% des habitants de la bande de Gaza sont des réfugiés, auxquels s'ajoutent les réfugiés qui sont exilés dans d'autres lieux dans le monde.

Il a ajouté que le droit au retour est un droit individuel de tout réfugié mais aussi un droit collectif de la nation et du peuple palestinien, insistant sur le fait qu'aucune institution ni aucun cadre, que ce soit l'OLP, l'Autorité Palestinienne, ou tout mouvement, parti ou organisation politique, ne peut le négocier ou l'abandonner.

Dr. Mustafa al-Barghouty, secrétaire de l'Initiative nationale palestinienne, a parlé du droit au retour et de l'Etat palestinien indépendant, disant que le droit au retour a besoin aujourd'hui d'une protection, contre ceux qui prônent des idées alternatives, de façon démocratique et civilisationnelle. Il a affirmé qu'il n'est pas possible de négocier le retour, car il s'agit d'un droit, et les droits ne sont pas négociables. Mais la négociation peut se réaliser sur la manière d'appliquer ce droit. Il a ajouté que la concession sur le droit au retour ouvre le chemin à l'effondrement de la position palestinienne dans les négociations et l'effondrement des revendications palestiniennes.

Traduit par Centre d'Information sur la Résistance en Palestine