Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Um al-Fahem résiste, Um al-Fahem restera palestinienne

Pour la seconde fois en quelques mois, et suite à l'accord donné par la Cour Suprême de l'Etat sioniste, les colons terroristes tentent d''investir la ville palestinienne d'Um al-Fahem, ville située dans le Triangle et occupée en 1949.

La ville d'Um al-Fahem avait appelé à résister massivement contre cette nouvelle tentative. Les terroristes du groupe de Baruch Marzel, soutenus par 3000 membres de la police sioniste et des services sécuritaires, ont une nouvelle fois échoué.

Cette nouvelle tentative d'invasion vient après l'accord de la Cour Suprême (donc l'accord du pouvoir judiciaire israélien) et intervient dans un climat de plus en plus menaçant contre les Palestiniens de 48. Après les agressions des colons dans la ville de Akka, au mois de septembre 2008, les Palestiniens de 48 affrontent une nouvelle fois les colons pour protéger leur présence dans leur pays. La présence massive de la police et des services sécuritaires rappelle ce qui s'est passé en octobre 2000, lorsque sont tombés treize martyrs et rappelle également ce qui s'est passé il y a 33 ans, lors de la journée de la terre, le 30 mars 1976, lorsque sont tombés six martyrs.

La défense massive de la ville d'Um al-Fahem par la population contre l'invasion des colons et malgré le soutien de la police à ces derniers montre, une nouvelle fois, le haut degré de mobilisation des Palestiniens de 48, unie autour de leur direction politique, et en premier lieu, du sheikh Raed Salah, dirigeant du mouvement islamique.

La veille, sheikh Raed avait été arrêté à al-Quds, dans la tente de protestation, installée à Sheikh Jarrah, à la place de la maison détruite de Um Kamal. Il participait, avec d'autres personnalités politiques et associatives, à l'inauguration des festivités de la campagne "al-Quds, capitale de la culture arabe en 2009" que les autorités sionistes essaient d'interdire.

Sheikh Raed Salah n'a été libéré que très tard, le soir. Et ce mardi, jour prévue de l'attaque sioniste contre Um al-Fahem, il était là, avec les autres personnalités de la ville et des responsables politiques palestiniens, pour défendre la ville.

Communiqué du Comité Populaire de Défense des Libertés issu du haut comité de suivi des masses arabes

Une agression officielle et organisée contre Um al-Fahem et notre présence dans notre pays

Le comité populaire de défense des libertés, issu du haut comité de suivi des masses arabes, salue les masses d'Um al-Fahem et toutes les masses de notre peuple et tous ceux qui les ont soutenues dans l'affrontement héroïque et unifié à l'agression tripartite contre la ville, le mardi 24 mars 2009, initié par l'organisation terroriste juive dirigée par Baruch Marzel, sous la protection de la police d'Israël et du pouvoir judiciaire israélien.

Nos masses ont prouvé aujourd'hui, en défendant la ville d'Um al-Fahem, qu'elles sont capables de défendre leur présence, de protéger leur volonté et leur dignité nationale, et d'éloigner les agresseurs, quelle que soit la force de la répression qu'ils exercent, et de leur interdire l'entrée à Um al-Fahem.

La police d'Israël n'est pas venue à Um al-Fahem pour défendre la liberté d'expression mais pour soutenir une organisation terroriste, et nous affirmons, à ce propos, que toute tentative d'arracher notre légitimité dans notre patrie est une tentative officielle, partagée par l'unanimité sioniste. Il y a pas eu de message plus clair de la part de notre masse, disant que nous sommes debout dans notre patrie, nous le protègerons et protègerons notre présence, et nous ne permettrons à aucune organisation terroriste juive ni aux forces de la répression d'entamer notre volonté.

L'agression des forces de la sécurité israélienne à Um al-Fahem a adopté les critères de la guerre des rues et de l'occupation des villes, avec la participation de trois mille hommes, équipés collectivement et individuellement, avec l'imposation d'un siège sur Um al-Fahem, un plan de division de la ville en régions isolées les unes des autres, en vue de diviser la position unitaire. Les types de bombes de gaz étouffant et la quantité utilisée ne sont pas chose ordinaire, tout comme l'utilisation des bombes à secousses et les agressions contre les véhicules des médias, ainsi que les tirs sur les maisons à une distance de centaines de mètres à l'intérieur de la ville. Tout ceci confirme ce dont les dirigeants arabes avaient précédemment mis en garde, qu'il s'agit d'un scénario connu à l'avance, où la police et le pouvoir judiciaire nous accusent d'être responsables de tout ce qui se passe et des conséquences qui en découlent.

Le comité populaire de défense des libertés salue tout spécialement les détenus et les blessés du fait de la violence de la police, et exige la libération immédiate des détenus. Le comité populaire agira, en coopération avec la municipalité d'Um al-Fahem, des avocats arabes et des organisations légales, pour poursuivre la question des arrestations, tout comme il met en garde la police de procéder à d'autres arrestations dans la suite de son agression organisée et planifiée sur Um al-Fahem.

Une fois encore, nos masses ont prouvé combien elles sont capables de protéger leur existence et la solidité de leur volonté.

Ameer Makhoul Président du comité populaire de défense des libertés