Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Un nettoyage ethnique en cours : Beer Hashash dans le Naqab

Des ambulances ont emmené à l'hôpital de Beer Saba' plusieurs blessés du village de Beer Mashash, village non reconnu du Naqab, qui a subi ce jour, vers midi, une agression sanglante de la police sioniste, qui a utilisé les armes à feu. 18 personnes ont été blessées, dont 12 femmes, parce qu'elles se sont opposées à l'entrée des forces de police dans leurs maisons. Ce soir, deux femmes enceintes risquent d'avorter, un homme âgé de 70 ans est dans un état grave.

Dès le matin, les enfants scolarisés avaient quitté les écoles pour rejoindre leurs parents, afin de s'opposer à la police. Parmi les blessés, un journaliste qui essayait de prendre des photos. M. Ahmad Abu Souways a été battu, son appareil photo confisqué et les photos détruites. Abu Souways a été transporté à l'hôpital. La police a également agressé Sulayman Abu Obeid, du conseil régional des villages non-reconnus, qui a été arrêté, ainsi que le président du conseil des villages non-reconnus, Hussayn Rafay'a. D'autres personnes sont recherchées.

Ce mardi, les policiers sont venus, protégés par les inspecteurs du ministère de l'intérieur, pour placarder des ordres de démolition sur des maisons, dans le village. Pour eux, il s'agit de constructions illégales. 18 habitants du village, éloigné de 15 kms de Dimona, ont été blessés lors des affrontements. 42 personnes ont été arrêtées. Le directeur du comité des 40, dans le Naqab, a déclaré que la police a fermé toutes les issues du village et a empêché la population du Naqab de venir soutenir leurs frères du village. La police a même confisqué les papiers d'identité de certains automobilistes venus pour aider les villageois de Beer Hashash, et même à prendre les clefs des voitures, pour les empêcher d'avancer.

Les villageois disent que les fonctionnaires du ministère de l'intérieur sont revenus au village après l'attaque, accompagnant les policiers qui ont voulu continuer à placarder les ordres de démolition.

Le Comité des 40 dénonce les agressions des autorités israéliennes, et rend le ministre de l'intérieur responsable des affrontements qui ont eu lieu, lui réclamant de reconnaître immédiatement les villages du Naqab, et les droits de leurs habitants sur leurs terres, et de cesser immédiatement les confiscations et les expulsions. Le comité a affirmé que la politique de confiscation des terres, des démolitions et des expulsions ne peut briser l'unité de la population, au contraire, elle les rend encore plus déterminés à poursuivre la voie de la lutte pour leurs justes revendications. Le comité a ajouté que la bataille pour la reconnaissance de tous les villages et bourgs arabes ne s'arrêtera pas tant que la politique criminelle contre la population palestinienne se poursuit, et tant que tous les villages ne sont pas reconnus, et que ces villages obtiennent les services et les droits auxquels ils ont droit, en tant que citoyens. Le comité des 40 a appelé les institutions populaires et politiques actives dans les milieux arabes à soutenir la population du Naqab, d'empêcher les "patrouilles vertes", les comités d'organisations et la police de réprimer la population arabe. Le président du comité des 40, Muhammad Abu Daouf, a considéré que l'attaque contre les habitants de Beer Mashash fait partie du plan préparé par les autorités pour confisquer les terres des Arabes Palestiniens pour les expulser, surtout dans le cadre du plan "développement du Naqab", qui a surtout pour objet de voler la terre des Palestiniens pour y installer des colonies et des villes agricoles pour les colons israéliens.

Il a réclamé que les autorités mettent fin à leurs tentatives d'imposer des "solutions" aux habitants, et d'agir plutôt pour trouver des solutions justes au problème des villages non reconnus, en accord avec la population de ces villages, les propriétaires légitimes de cette terre, en fonction de leurs exigences, leurs besoins actuels et futurs.

Le député Jamal Zahalka affirme : La population est déterminée à faire face à ce plan, à rester dans leurs maisons malgré les dures conditions, comme les privations de l'eau, de l'électricité, des routes, des communications et des services vitaux.

Dans une interview à Arabs48, le député Jamal Zahalka, qui s'était rendu immédiatement au village Beer Hashash pour résister auprès de la population, a déclaré que la police a sauvagement agressé la population, pour les intimider et les empêcher de défendre leurs maisons. "J'ai vu les douilles des balles dans les maisons même", a-t-il ajouté.

Il a déclaré que la campagne de destruction menée par les autorités sionistes prend prétexte de l'élargissement de l'aéroport, bien que les autorités aient déjà confisqué 70.000 dunums pour cet aéroport, suite à la signature de l'accord de Camp David avec l'Egypte, pour remplacer celui qui se trouvait dans le Sinaï occupé. "Pourtant, il y a beaucoup d'espace dans le Naqab, mais les autorités veulent absolument constuire là où vivent les Palestiniens". "Aujourd'hui, il s'agit d'expulser la population qui est quand même déterminée à rester sur cette terre, à faire face à ce plan, malgré toutes les conditions difficiles vécues, puisqu'ils sont privés d'eau, d'électricité, de routes, de voies de communication et des principaux services."

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