Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Un nouveau chapitre dans la nouvelle bataille de Dahlan pour renverser Abbas

Entre la confirmation que l'ex responsable du Fatah Mohammed Dahlan a rencontré le président égyptien Abdel Fatah Al-Sisi au sujet de l'ouverture du passage de Rafah, et le démenti de la direction palestinienne qui a nié que cette rencontre ait jamais eu lieu, une autre bataille, menée par Dahlan, est lancée. Il se présente comme une alternative au président palestinien Mahmoud Abbas, au milieu des signaux de Tel Aviv qui vont dans la même direction.

Le plus récent de ces signaux est la déclaration du ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, qui a dit qu'il "fallait se débarrasser" du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, parce qu'il le considérait comme "un obstacle entravant les chances de parvenir à un règlement politique", et l'accusait de "terrorisme politique" contre Israël. Lieberman a affirmé que "Abu Mazen a ordonné une enquête contre Salam Fayyad et Yasser Abed Rabbo simplement parce qu'ils l'ont critiqué."

La semaine dernière, des journaux israéliens ont révélé qu'une série de réunions a eu lieu entre Lieberman et Dahlan dans plusieurs capitales européennes au cours de l'année passée. Ces rencontres ont abordé la question du remplacement d'Abbas et son éviction du poste de président de l'Autorité palestinienne.

Pour parfaire son retour, Dahlan et ses collaborateurs ont fait des déclarations successives sur sa rencontre avec les dirigeants égyptiens. La plus récente de ses déclarations a été faite lundi dernier, quand Dahlan a dit que "en dépit du terrorisme préoccupant et de ses crimes odieux, le passage de Rafah sera ouvert dans les prochains jours. Je peux confirmer cette information après le contact que j'ai eu ce matin avec mes frères en Egypte."

Son épouse, Jalila Dahlan, a elle aussi entrepris des visites au cours desquelles elle s'est comportée comme une première dame. Elle s'est rendue dans la Bande de Gaza, où elle a proposé de l'argent à des centaines de jeunes gazaouis sans emploi pour les aider à se marier. Elle a donné ces fonds après avoir perdu espoir que le gouvernement ou les factions palestiniennes donnent un coup de main à ces jeunes.

L'entourage d'Abbas a réagi aux agissements de Dahlan par des critiques acerbes contre le Hamas, au motif que Dahlan ne se serait pas présenté comme une alternative à Abbas si le mouvement de la Résistance islamique n'avait pas "facilité" ses actions, parce qu'il a des fonds importants et des liens étroits avec les dirigeants égyptiens et quelques capitales du Golfe.

Les outils de Dahlan sont : beaucoup d'argent et des relations politiques internes avec les adversaires du président Abbas, parce que ce dernier a fait des erreurs et qu'il a monopolisé les décisions politiques. Dahlan a également réussi à forger des relations politiques régionales.

Les membres du Fatah qui accusent le Hamas d'avoir procurer une couverture à Dahlan et à son mouvement ont des exemples qu'ils ne cessent de répéter, mais ils préfèrent garder l'anonymat parce qu'ils considèrent que cette question est très sensible. Une source a déclaré au journal al-Araby al-Jadeed que "il est paradoxal que des agents de sécurité du Hamas aient fouillé la délégation du gouvernement d'unité nationale qui sont récemment allés dans la Bande de Gaza par le passage al-Karama entre la Palestine et l'Egypte, contrôlé par l'occupation israélienne. Ils ont ensuite rejoint le passage de Beit Hanoun." Il a également noté que "Jalila Dahlan se déplaçait dans Gaza sous la protection de la sécurité du Hamas."

Les déclarations de Dahlan lundi au sujet de ses "efforts" quant à l'ouverture du passage de Rafah dans les prochains jours sont de bonnes nouvelles pour la population de Gaza ; elle profitera aux étudiants, aux malades et aux détenteurs de passeports étrangers qui sont bloqués dans la Bande de Gaza, estimés à 40.000. Il a également indiqué des plans pour l'avenir quand il a annoncé que "l'ouverture du passage pour permettre aux étudiants, aux malades, aux Palestiniens qui vivent à l'étranger et à ceux qui ont un passeport étranger n'est qu'une étape dans une série de mesures approuvées par les dirigeants égyptiens pendant ma dernière visite en Egypte. Ces mesures allègeront le fardeau imposé à la population de la Bande de Gaza et bientôt, une délégation d'hommes d'affaires s'y rendra pour discuter des moyens de faciliter le commerce, de permettre aux marchandises d'entrer et de fournir de l'aide à la Bande de Gaza."

Le conseiller politique auprès de la présidence palestinienne, Nimer Hammad, a démenti que Dahlan ait eu accès à al-Sisi après que la direction palestinienne a discuté avec ses homologues égyptiens.

Au cours d'une conversation téléphonique avec al-Araby al-Jadeed, l'ambassadeur palestinien en Egypte Jamal al-Shobaki a démenti la réunion, disant : "Aucun organe médiatique égyptien n'a parlé de cette réunion. Toutes les réunions du président Abdel Fatah al-Sisi reçoivent une couverture médiatique large."

Pour ce qui est de savoir si Dahlan a rencontré ou non le chef du service de renseignements égyptiens ou d'autres responsables dans les cercles de prise de décision, l'ambassadeur a déclaré : "Je ne suis pas au courant." C'est un fait bien connu que Dahlan entretient des relations stratégiques avec al-Sisi, qui reçoit un soutien très important des Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite. Dahlan a attaqué Abbas sur la chaîne de télévision égyptienne Dream 2 en mars dernier, en plus des dizaines d'autres chaînes et sites web égyptiens qui l'ont accueilli et ont fait sa promotion.

Le secrétaire-général du Conseil révolutionnaire du Fatah, Amin Makboul, a dit que Dahlan avait fait ses déclarations récentes dans le contexte de sa tentative de "se poser en membre du Fatah, d'où il a été écarté. Il utilise également ces commentaires dans le cadre de sa lutte pour le pouvoir politique et comme moyen d'imposer sa présence. Ceci est dû au fait qu'il reçoit un soutien illimité d'un Etat arabe."

Makboul a dit à al-Araby al-Jadeed : "Ce que fait Dahlan actuellement, c'est envoyer des messages dans diverses directions en même temps. Il envoie un message de lutte de pouvoir à la direction palestinienne, et, à l'occupation israélienne et à l'administration des US(a) le message qu'il est présent et qu'il peut assurer le remplacement d'Abu Mazen."

Il a également souligné : "La présence de Dahlan comme remplaçant d'Abbas ou à un poste de haut niveau n'arrivera jamais parce qu'il est impliqué dans une affaire de corruption de 100 millions de dollars et dans une affaire de meurtre qui n'a pas été encore ouverte."

Une autre source, qui a préféré garder l'anonymat, a déclaré à al-Araby al-Jadeed : "Les israéliens prévoit le remplacement d'Abu Mazen par un autre président. Ils ont également lancé une grande campagne d'incitation contre lui, surtout après sa décision de rejoindre la Cour pénale internationale."

La source a aussi fait remarquer que "nous ne pouvons pas ignorer ce que dit Dahlan sur les menaces américaines explicites faites par le ministre des Affaires étrangères John Kerry, récemment, au président Abbas, à savoir qu'il perdrait son pouvoir et son peuple et qu'un soulèvement palestinien se préparait contre lui."

Il a expliqué que "la chaîne 10 d'Israël a récemment mené un rapport d'investigation dans les camps de réfugiés palestiniens, qui sont considérés comme le centre de l'Intifada al-Aqsa. Le journaliste israélien accusait l'Autorité palestinienne pour la situation vécue par les réfugiés dans les camps, y compris la marginalisation, la pauvreté, le chômage et la propagation des drogues. C'était sa façon répugnante d'inciter contre l'Autorité palestinienne et son président."

A la question de savoir à quel titre agit Dahlan, l'écrivain et analyste politique Khalil Shaheen a déclaré à al-Araby al-Jadeed : "On ne sait pas à quel titre agit Dahlan. Personne ne sait s'il agit à titre d'ancien responsable palestinien, de responsable palestinien avec des aspirations futures, ou en tant que consultant pour un autre pays arabe." Il a ajouté : "Nous n'avons pas connaissance de la position définitive des Egyptiens au sujet de la qualité dans laquelle il a été reçu."

Shaheen a ajouté : "Personne ne peut prendre un poste tant qu'il n'est pas vacant. L'absence de rôle de l'AP et du gouvernement d'unité nationale dans la gestion des questions clés dans la Bande de Gaza parce que le Hamas n'a pas réussi à interagir avec le gouvernement d'unité nationale ni à faciliter son travail, et parce qu'un certain nombre de conflits existent sur le terrain, tous ces éléments permettent la formation d'alliances et l'activation de certains postes et rôles pour combler le vide causé par le gouvernement de Rami Hamdalla.

Shaheen décrit la situation palestinienne actuelle comme "fragmentée et aux facettes multiples", et il note que "tout le monde prétend représenter la légitimité en dépit du fait que selon la loi, ce n'est pas le cas. Selon la loi, la légitimité juridique du Conseil législatif et celle du président Mahmoud Abbas ont pris fin à cause de l'absence d'élections et de vie démocratique. Certains pays arabes en ont profité pour traiter avec les 'facettes' palestiniennes existantes en fonction de leurs propres intérêts."

Naela Khalil

(1) "Lieberman dit que les taxes seront transférées après la démission d'Abbas", Middle East Monitor.

Source : https://www.middleeastmonitor.com/articles/middle-east/16380-a-new-chapter-in-dahlans-new-battle-to-topple-abbas

Traduction : MR pour ISM

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