Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Un obstacle à l'éducation des Enfants

Le MUR

Ashraf essaie de regarder par-dessus le Mur, qui longe la maison familiale de près, afin d'apercevoir son école qui se trouve désormais de l'autre côté. C'est là où il avait l'année dernière poursuivi ses études, mais aujourd'hui, il ne peut plus y arriver, après que le Mur les a encerclés, lui et des dizaines de ses compagnons, du village de Nazlat Issa, les empêchant de se rendre à la seule école secondaire de la région.

Ashraf, qui n'a pas encore 16 ans, raconte que lui et ses proches du village n'avaient d'autre choix que de marcher de longs kilomètres en passant par une route de contournement, à côté d'une colonie, pour arriver à leur école, ou bien ils devaient attendre devant la porte de fer, pour qu'ils puissent passer de l'autre côté du mur, ce qui leur faisait perdre une demi-journée d'école au moins. La plupart du temps, les soldats les frappaient, leur lançaient des gaz lacrymogènes. C'est pourquoi son père a décidé qu'il arrêtera l'école, et qu'il l'aidera à travailler la terre, la partie de terre non encore confisquée. Bien que les Palestiniens se soient "adaptés" pendant ces trois ans d'intifada aux barrages et passages qui se sont développés de façon cancéreuse dans toutes les régions palestiniennes, et qu'ils aient réussi à minimiser leur impact sur l'enseignement auquel les Palestiniens accordent beaucoup d'importance, comme le montrent les cours universitaires dispensés aux barrages même (comme les étudiants de Bir Zeit l'ont fait au barrage de Sarda), le mur de séparation constitue cependant un obstacle encore plus monstrueux, car il sépare des régions de leurs milieux, constituant des prisons à ciel ouvert pour des milliers de Palestiniens. Dans toutes les régions de Cisjordanie où le Mur de séparation a été construit, mur par lequel Israël prétend pouvoir arrêter les opérations de la résistance palestinienne, des milliers d'étudiants et d'élèves vivent dans l'incertitude, ne sachant pas comment arrvier à leurs lieux d'enseignements, les études devenant pour eux une question insupportable. Plusieurs d'entre eux ont été contraints d'habiter près de leurs universités, faisant porter aux parents de charges financières supplémentaires. Les estimations du ministère de l'éducation et de l'enseignement supérieur palestinien indiquent qu'environ 7500 étudiants et élèves ont du mal à arriver à leurs universités et écoles à cause du mur de la séparation dans les seules régions de Tulkarm, Qalqylia et Jénine, là où le mur a été construit et le ministère s'attend à plus de problèmes avec la poursuite de sa construction. D'autre part, une grande difficulté concerne les enseignants qui ne peuvent plus se déplacer de ou vers les régions séparées derrière le mur. Le ministère ne peut résoudre ce problème car il devra assurer des enseignants pour les écoles situées au-delà du mur, et pour les villages et agglomérations séparées qui se retrouvent sans écoles, il est nécessaire de trouver des solutions. Abu Youssof, qui enseigne dans une école primaire dans le village de Umm al-Rihan, près de la ville de Jénine, explique un peu les difficultés quotidiennes qu'il trouve, en disant : "le trajet vers l'école où je travaille me prend plus de trois heures de route, maintenant, la plus grande partie du temps est passée dans des fouilles, les soldats veulent s'assurer que je suis bien enseignant, et ceci se passe à la porte de fer qui est construite avec le mur, qui est le passage vers le village. Les soldats ne laissent passer que les habitants du village. Lorsque j'arrive enfin, je suis complètement exténué et je ne peux assurer les cours de façon satisfaisante." Abu Youssef assure qu'Israël mène intentionnellement une politique de descolarisation, afin que les jeunes Palestiniens soient une main-d'oeuvre malléable pour les travaux que les sionistes ne veulent pas faire. A Abus Dis, près d'al-Quds, les centaines d'élèves escaladaient tous les jours les blocs de béton qui mesurent près de deux mètres et qui séparent Abu Dis d'al-Quds. Le trajet de l'école ne doit pas prendre plus de dix minutes, mais depuis que les autorités d'occupation ont élevé le mur, de 8 mètres, les élèves ne peuvent plus y aller. Abu muhammad, qui habite Abu Dis, dit qu'il a loué une voiture spécialement pour emmener ses quatre enfants à leur école en passant par la route de la colonie Maale Adomim, bien que sa situation matérielle soit critique, et il est prêt à vendre ses meubles pour que ses enfants puissent continuer leurs études. Ainsi, la bataille contre le mur est en train d'être menée par tous les moyens, surtout lorsqu'elle touche à l'avenir de la nouvelle génération, à son droit à l'enseignement et à l'éducation.