Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Un père et son fils de 4 ans tués sous les yeux de leur famille à Gaza (TEMOIGNAGE

A F P

GAZA, 21 jan 2009 (AFP) - Un civil Palestinien et son fils de quatre ans ont été tués par des soldats israéliens devant leur famille lors d'une descente dans leur maison pendant l'offensive à Gaza, selon des témoignages.

Zahwa Al-Samouni, 42 ans, a affirmé à l'AFP que les soldats avaient tué son mari Attiyeh Al-Samouni, 52 ans, et grièvement blessé son fils Ahmad, 4 ans, aux premières heures du matin le 4 janvier, dans le quartier de Zeitoun à Gaza-ville. Le garçonnet a ensuite succombé.

"Nous avons entendu des explosions et des tirs qui se rapprochaient de notre maison. J'ai essayé avec mon mari de calmer les enfants", raconte Zahwa qui vivait dans la maison avec la première épouse de son mari, Zeinat, 35 ans, et quatorze enfants -huit filles et six garçons- issus des deux mariages.

Lorsque les soldats ont frappé à la porte, "Attiyeh l'a ouverte". "Ils lui ont demandé de lever les bras et de soulever son pull-over. Ils nous ont rassemblés dans une seule pièce avant de nous demander d'en sortir. Ils ont ensuite fait exploser la chambre et ouvert le feu sur Attiyeh qui est tombé en martyr devant nos yeux", ajoute-t-elle.

"Nous avons crié mais ils ont continué à tirer, et nous avons alors étouffé nos cris", poursuit cette femme qui a depuis trouvé refuge chez son frère dans le même quartier.

Son fils Ahmad, 4 ans, a été blessé "de deux balles à la poitrine" tirées par les soldats alors que la famille se dirigeait vers la porte pour quitter la maison sur ordre des militaires. "Quand je l'ai porté, il saignait. Au début, il pleurait mais sa voix s'est éteinte petit à petit. J'étais moi-même blessée au dos par des éclats de balles. Mon fils Fahd est venu à mon aide et a pris le petit", poursuit-t-elle.

Fahd, 21 ans, a lui aussi été blessé par des éclats.

"On croyait qu'ils n'allaient pas porter atteinte aux civils et nous sommes donc restés dans la maison, mais ils ont tiré sur nous à l'intérieur. Et lorsque nous sommes sortis dans la rue, il y avait aussi des Israéliens en colère qui ouvraient le feu", dit-il.

"Ma mère n'était pas bien à cause de ses blessures. J'ai porté Ahmad jusqu'à la maison d'un cousin où nous sommes restés toute la nuit. Ahmad est décédé là-bas mais nous avons caché la nouvelle à notre mère en lui disant qu'il était dans le coma", ajoute le jeune homme.

Outre Fahd et sa mère, ses frères et soeurs, des dizaines de membres du clan Samouni, l'un des plus grands du quartier Zeitoun, avait été rassemblés dans la même maison, dans une zone inaccessible aux services de secours en raison des tirs.

"On a passé une nuit horrible. On criait (à l'armée) que nous avions des blessés et des martyrs à nos côtés mais ils tiraient à chaque fois qu'ils entendaient nos voix", affirme Fahd.

"Nous avons finalement décidé de sortir tous de la maison, nous étions plus de 90, et là ils l'ont bombardée avec une roquette", ajoute-t-il en citant les noms de plusieurs proches tués. "Nous avions hissé des T-shirts blancs en guise des drapeaux blanc en sortant. Nous étions à 10 mètres de la maison lorsque le missile l'a frappée".

Au total, 21 maisons du clan Samouni ont été détruites à Zeitoun où les chars ont mené des incursions meurtrières et destructrices.

Zeinat Al-Samouni affirme elle que les soldats "voulaient simplement tuer". "Il n'y avait ni résistance ni hommes armés dans le coin".

L'ONU, citant des témoignages sur les mêmes faits, avait affirmé le 9 janvier que l'armée avait tué dans un bombardement 30 civils qui faisaient partie d'un groupe de 110 Palestiniens qu'elle avait rassemblés dans un bâtiment de Gaza.

L'Office de l'ONU pour la coordination humanitaire avait alors affirmé qu'il s'agissait de "l'un des plus graves incidents depuis le début des opérations" à Gaza le 27 décembre.

L'armée israélienne, interrogée par l'AFP, a dit avoir ouvert une enquête mais ne pas disposer d'informations dans l'immédiat.