Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Un si mystérieux ministère israélien des affaires stratégiques

C’est le plus discret des ministères israéliens. On ne peut trouver aucune information sur le ministère des affaires stratégiques sur le portail en ligne du gouvernement israélien ni dans le budget annuel du ministère des finances pour cette année ou pour l’année 2019. Le ministère n’a pas de site web dédié, contrairement à toutes les autres agences gouvernementales israéliennes — dont le Mossad, le Shin Bet (les services de sécurité extérieure et intérieure) et l’Agence atomique d’Israël. Ni les numéros de téléphone ni l’adresse du ministère ne figurent dans l’annuaire téléphonique d’Israël1 : il prétend que la loi israélienne sur la liberté d’informer ne s’applique ni à son action ni ses dépenses. Et sa directrice, Sima Vaknin-Gil, ancienne cheffe de la censure militaire refuse de fournir la moindre information significative sur son institution à la Commission de la transparence du Parlement.

Le ministère des affaires stratégiques et de la hasbara a été fondé en 2008. C’était à l’époque une combine politique destinée à calmer des ministres qui s’ennuyaient, comme l’actuel ministre de la défense Avigdor Liberman et Moshe Yaalon, ancien chef d’état-major de l’armée, en leur offrant le prestige d’un siège dans le cabinet de sécurité, et l’accès à des éléments de renseignement. Mais il est devenu célèbre lorsque Gilead Ardan a été nommé à sa tête en octobre 2015, transformant un modeste portefeuille en une entité mystérieuse, vouée à l’espionnage.

Sur la base de plusieurs publications du bureau du premier ministre, nous savons que ce ministère est le principal responsable de la « bataille contre les phénomènes de délégitimation et les boycotts contre Israël ». Les moyens donnés à cette institution pourront rappeler à beaucoup de gens les méthodes de propagande de l’ex-Union soviétique ou les campagnes actuelles de déstabilisation en ligne de la Russie de Vladimir Poutine contre les États-Unis et l’Europe occidentale.

Une « menace stratégique »

Les responsables et diplomates israéliens ont longtemps cru qu’il leur suffirait d’améliorer leurs compétences en communication, la hasbara dans le jargon hébreu, pour faire accepter au monde occidental la politique israélienne de dépossession, d’exploitation et d’oppression des Palestiniens, en la présentant comme un ensemble de méthodes bienveillantes conçues pour le bien de l’humanité. C’est terminé. Aujourd’hui, alors que la campagne Boycott-désinvestissement-sanctions (BDS) est de plus en plus populaire chez les intellectuels et les artistes occidentaux, Israël a choisi une politique beaucoup plus dure. La campagne BDS a été élevée au rang de « menace stratégique », presque à égalité avec la menace iranienne ; on considère qu’elle peut saper la légitimité de l’État juif, pour citer l’ancien directeur général du ministère des affaires stratégiques, Yossi Kuperwasser, général à la retraite expert en renseignement militaire.

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