Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Une guerre sioniste non déclarée menace le journalisme dans la ville sainte !

Les crimes des occupants sionistes sont variés, dans la ville occupée d’Al-Quds. Même les journalistes n’en sont pas exclus. Tout journaliste essayant de couvrir les agressions des occupants sionistes est directement visé, menacé, arrêté, son matériel confisqué.

Dans la ligne de mire

Pendant la seule semaine des célébrations du nouvel an hébreu, quelque trente-cinq journalistes ont été l’objet d’agressions sionistes : frappes, arrestations, bombes assourdissantes, des matériels brisés ou confisqués. Le photographe journalistique Aymen Abou Remouz en a fait l’expérience.

Aymen raconte comment un policier israélien l’a surpris en lui demandant de présenter sa carte de presse et rédigeant une contravention sans donner aucune raison, vers la porte d’As-Silsila.

Et quand il avait protesté, le policier a confisqué son matériel et l’a suivi et frappé, à l’intérieur d’une boutique.

Le photographe Mostapha Al-Kharouf a aussi été agressé par les soldats sionistes d’une façon des plus sauvages. Il a été frappé, détenu pour huit heures, interdit d’entrer dans l’ancien bourg d'Al-Quds pour quinze jours.

Christine Rimawee, envoyée de la télévision de la Palestine, a été également le sujet de ces agressions. Elle a reçu directement une bombe assourdissante dans ses yeux.

Les femmes photographes Sabrine Obaydat et Bayan Al-Jaaba ont été frappées.

Les soldats appelaient les journalistes par leurs noms. Cela confirme qu’ils les connaissaient, qu’ils savaient qu’ils travaillent pour la presse. En fait, par leurs agressions, ils voulaient leur interdire de rapporter au monde les réalités du terrain.

Les journalistes sans protection

Le journalisme est un droit protégé par le droit international et même par la législation israélienne. Le journaliste palestinien n’est pas protégé, mais visé par les agressions, de façon systématique.

Abou Ramouz avait porté plainte. La police israélienne lui a demandé une preuve, une photo, en même temps où la même police confisque la caméra de Mostapha Al-Kharouf où la photo de l’agression est consignée.

Abou Ramouz pense porter plainte devant les tribunaux israéliens, portant une carte de presse israélienne, même s’il n’a pas beaucoup de confiance en ces tribunaux.

Les occupants sionistes cherchent toute excuse pour tirer la carte de presse israélienne de tout journaliste qui voudrait mettre en document leurs agressions. Ils font tout pour l’arrêter, pour l’éloigner de l’ancien bourg d'Al-Quds.

Mme Christine Rinawee a envoyé un message à l’Organisation des Nations Unies et à d’autres institutions, mais ces institutions n’ont fait que s’indigner, verbalement.

Le problème, c’est que le syndicat des journalistes palestiniens n’a pas de statut juridique, à cause de la politique de l’occupation.

Violer la loi

Les agressions des forces sionistes d'occupation représentent une violation flagrante non seulement du droit international, mais aussi du droit israélien lui-même.

Selon l’avocat Ramzi Ktelat, tout un chacun peut mettre en document les événements publics, même s’il n’est pas journaliste. Ainsi, en agressant les journalistes, les occupants sionistes effectuent un crime et contre le journalisme et le droit public.

Et la confiscation du matériel de presse représente également un crime. On peut porter plainte auprès du ministère israélien de la justice. Le problème, c’est que même avec des preuves évidentes, les agresseurs ne sont pas poursuivis, souligne Ktelat.

Pour sa part, Zyad Al-Hamouri, directeur du centre d’Al-Quds pour les droits économiques et sociaux, confirme qu’agresser la presse est la plus mauvaise chose pour un Etat qui se voit démocratique. Le monde devra poursuivre l’Etat hébreu et lui imposer des sanctions qu’il mérite.

Notons enfin que les forces sionistes d'occupation ont maté un simple sit-in organisé par des journalistes, devant Al-Qattanin, une porte de la sainte mosquée d’Al-Aqsa, un sit-in de protestation contre ces agressions. Elles ont même osé attaquer les femmes qui s’y trouvaient !