Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Nouvelles de Palestine

La rubrique de nos amis en Palestine

La face humaine de Rafah

Il y a un peu plus d'un an, j'avais sur les genoux la fille de six ans de Nehad, une petite charmeuse aux cheveux bouclés et je ramassais des oeufs d'une assiette partagée par ses cinq autres enfants quand des balles s'enfoncèrent avec un bruit sourd dans les murs de sa maison, à la frontière de la zone de Rafah. Avec une fierté timide, Nehad me raconta que les oeufs provenaient de ses propres poules, les oranges des quelques arbres demeurés intacts dans son jardin. Les enfants regardaient un dessin animé à la TV, habitués au rat-a-tat-tat d'un tir constant jusqu'à ce que les balles devinrent si sonores que même eux plongèrent vers le sol.

La Maison de Bassam Abu-Aker

C'était autour de 1:30 du Vendredi matin, le 25 Juin 2004. Couvert par la noirceur de leurs coeurs, et la nuit qui les enveloppaient, ils sont venus. Ces soldats modernes qui sont venus pour démolir les maisons des militants présumés terroristes, ou futurs terroristes contre un Etat d'occupation, Israël.

L'endroit est Assaff Street, Bethléem. Le bâtiment est Makhloof Building. L'appartement est celui de Bassam Abu-Aker et sa famille. Son affiliation Politique: Le Mouvement Jehad, dans la branche politique. Il était actif dans la société Al-Ehsan qui est un dispensaire communautaire. Bassam a 41 ans, un collègue d'école, né et a vécu au camp Aida.

Carnet d'Israël-Palestine

La mission d'accompagnement œcuménique touche à sa fin. Avant de partir, les membres de l'équipe ont ordre d'aller pendant deux jours à la découverte du milieu israélien. Un peu déçu de ne pouvoir passer ce temps dans un kibboutz précédemment visité, je suis devenu pour quelques heures un touriste étranger circulant incognito dans une ville israélienne, visitant quelques musées, et recherchant dans les commerces la copie d'un objet récemment perdu (volé ?). Occasion de traverser plusieurs quartiers de standing différents, à pied pendant une dizaine d'heures, en évitant les bus et les taxis.

Carnet d'Israël-Palestine

En général, dans un conflit, et dans celui-ci en particulier, il y a des victimes des deux côtés. Les souffrances des Palestiniens ne doivent pas nous faire oublier les victimes israéliennes des attentats, handicapées pour toute leur vie. Mais je ne peux faire part que de mon expérience, conscient de ses limites. En matière de connaissance, chacun sait que le chemin est long, qui conduit de l'expérience à la règle générale. - Mais dans ce pays, le rapport de force entre les deux parties n'a aucune commune mesure. Ce n'est pas la loi du talion, " œil pour œil, dent pour dent ", mais un œil pour beaucoup d'yeux, et une dent pour plusieurs mâchoires… La vie quotidienne me fait rencontrer ces gueules cassées, plutôt que la dent précieuse, objet des soins attentifs d'un collectif médical. Je côtoie les moustiques, plus que la victime qui n'hésite pas à les exterminer pour éviter quelques piqûres fort désagréables, il est vrai. Si vous le permettez, parlons encore un peu des moustiques …

Carnet d'Israël-Palestine

Ce lundi (de Pentecôte !) 31 mai, à 14 heures, une jeep (blindée) de l'armée israélienne pénètre dans le village. Il est habituel que des patrouilles motorisées viennent contrôler la situation dans l'agglomération. Cela n'émouvrait plus personne s'il n'y avait pas de temps en temps des tirs de gaz lacrymogène en pleine rue, parfois dans une cour d'école, et si ces visites n'étaient pas accompagnées de la crainte que les militaires ne viennent arrêter l'un ou l'autre. Cela provoque beaucoup d'agitation, surtout chez les enfants qui imaginent faire acte de bravoure en lançant des cailloux sur les véhicules, provoquant la réaction des soldats. Cette fois, la jeep s'arrête à proximité de la mosquée ; un soldat en descend, et tire une grenade lacrymogène à travers une fenêtre, endommageant le grillage et cassant une vitre. Le projectile brûle un des (grands) tapis de prière. Heureusement, la prière de mi-journée s'est terminée depuis quelques instants. Plus personne dans la mosquée, à l'exception d'un vieux monsieur qui a la présence d'esprit de saisir de l'engin et de le jeter dehors, évitant que tout le local ne soit rempli de gaz, et que la prière communautaire n'y soit interrompue pour un ou deux jours.

Carnet d'Israël-Palestine

''Heureux les artisans de paix''

Arrivés à la moitié du séjour, tous les membres de l'équipe d'accompagnement oecuménique ont eu la chance, dans le cadre une sorte de retraite, de faire une visite en Israël de trois jours. Plus d'une journée a été passée au bord du lac de Galilée, à l'emplacement que la tradition considère comme le lieu ou Jésus a prononcé les Béatitudes et le sermon sur la montagne. Un chaleureux accueil a été assuré par une équipe internationale de six soeurs franciscaines, dans un bâtiment confortable destiné au séjour des pèlerins. Il est ouvert à nouveau depuis peu, après quatre ans de fermeture du fait de la deuxième intifada. Mais hélas les pèlerins sont rares en ce moment...

La Bataille de Zeitoune et la force de la résistance palestinienne

Par Fathi Darwich

Les résistants Palestiniens ont mené une bataille héroïque face aux forces d'occupation israélienne suite à leur incursion dans le quartier de Zeitoune à Gaza. Il sont parvenus à encercler les forces spéciales qui se sont introduites dans le quartier dans des voitures civiles, obligeant la direction militaire israélienne à envoyer des renforts à ses hommes qui ont été contraints de monter sur les toits des maisons palestiniennes.

Carnet d'Israël-Palestine

" Nous voulons seulement vivre en paix." Phrase souvent entendue dans les rues de Jayyous ! Malgré le Mur et toutes ses pénibles contraintes, les gens font face ; la vie continue.

Trop c'est trop...lettre de Ziad

Je suis un simple citoyen palestinien, je vis dans les Territoires Palestiniens, en particulier dans une grande prison appelée la bande de Gaza, et dans une ville-ghetto appelée Gaza. Je suis convaincu que la paix est la seule solution à notre conflit avec les Israéliens causé par l'occupation et la colonisation. Je travaille comme professeur de français dans cette jolie ville de Gaza, car je pense que l'éducation pourrait jouer un rôle en faveur la paix dans notre région, et j'ai choisi le français parce que le français pour moi est une langue de paix, une langue d'espoir. Je suis souvent optimiste et je garde toujours l'espoir d'un lendemain meilleur pour nos enfants, les enfants innocents de ma grande patrie, la Palestine, une Palestine de valeurs et de principes, malgré cette situation difficile vécue par mon peuple courageux.

Carnet d'Israël-Palestine

L'expression Territoires occupés paraissait anodine à l'observateur occidental désintéressé que j'étais jusqu'à lors. Quitte à ressasser toujours les mêmes histoires, et à fatiguer le lecteur pressé qui comprend (trop) vite, je consacre les lignes de ce billet hebdomadaire à la conscience que les gens ont ici de leur condition. C'est l'Occupation. La population a le sentiment de ne plus être chez elle ; toutes leurs activités quotidiennes sont soumises au bon vouloir d'une autorité étrangère qui n'éprouve pas le besoin d'expliquer les raisons pour lesquelles ce qui était possible hier ne l'est plus aujourd'hui. Quelques exemples, vécus cette semaine, illustreront cette situation

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